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Chaque instant du réel peut-être photographié, filmé, examiné, observé, épié, surveillé, contrôlé, et instantanément, ces images, produites tant par la main de l’homme que par des machines de vision, s’inscrivent sur les écrans du monde et percutent l’œil médusé des spectateurs.
Que voyons nous ?
Ces images qui apparaissent en tout endroit du réel lui confèrent une altérité troublante. Cette disjonction entre l’état du réel et ce que nous en percevons ou plus exactement ce qu’il nous en est montré, ou ce que l’on veut bien voir.
Que voyons nous ? Cet autre qui s’éloigne inexorablement dans le reflet trouble de nos propres représentations, disparaît dans les ténèbres de l’indifférence. Que voyons nous ? Le monde, le monde - image qui nous montre l’homme, entre clair et obscur, images de l’homme en actes, images fascinantes et terribles d’un état du monde, monde – image, beauté fatale.
Si nous voyons des images, n’est-ce pas l’image qui nous regarde ? Ces images qui apparaissent en tout endroit du réel et participant de l’Histoire, comme autant de signes, de traces, d’échos, confèrent à cette même réalité une altérité troublante. Nous voyons l’image et elle nous représente, immédiatement s’immobilise dans l’oeil. Nous voyons des images que nous reconnaissons en ce qu’elles sont nôtres. Ces images qui nous montrent le monde et l’homme dans le monde. De l’icône peinte sur bois à la photographie, du cinéma à la télévision, nous voyons évoluer tout autant les techniques de représentation que leur diffusion. Représentation nous projetant dans un monde où l’image est omniprésente. Mais si ce constat pourrait introduire les éléments d’une première tentative de réponse à la question posée, que dire des machines de vision qui nous entourent et épient notre quotidien ? Des réseaux de caméra de vidéosurveillance au système électronique d’assistance au tir, de la surveillance satellitaire aux systèmes de reconnaissance de formes, autant de machines qui produisent des images qui ne sont plus exclusivement destinées à l’œil humain… Nous vivons dans un monde d’images qui pour certaines se substituent à la réalité représentée en elles… Ces images comme autant de fantômes, ces fantômes comme autant d’images…
La création présente un dispositif scénographique spécifiquement conçu pour une multi-projection, pour une immersion dans un espace de l’image.
Principales diffusions
Chalon dans la rue (IN) 2008 La condition publique (Février 2010)
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genre
Création transdisciplinaire, théâtre visuel, multi-projection, musique
auteur, réalisateur, metteur en scène
Pascal Marquilly
année
2008
durée
90 mn
équipe de création
Pascal Marquilly Auteur – Réalisation – Mise en scène – Montage
Sophie Boulanger Comédienne Elenore Lemattre Comédienne Carmelo Carpenito Comédien Charles Compagnie Comédien Léa Claessens Musicienne – Interprète Sébastien Egléme Musicien – Interprète Rodolphe Collange Musicien – Interprète Xavier Laurant Musicien – Interprète David Hazebroucq Musicien - ingé. son Benoît Hénon Ass. montage – Régie vidéo Cédric Lachasse Concepteur machine – Programmeur Olivier Tison Ingénieur son Sébastien Bausseron Création lumière Sylvain Laval Direction technique Smooz Régie générale Odile Castagné Ass. recherche dramaturgique Guillaume Quoillin Steadycameur Eric Alirol Chef opérateur Marc Mounier Kuhn Photographe - Graphisme Mélanie Loisy Costumière Manon Alirol Stagiaire montage Sarah Calvez Chargée de production Laurence Carlier Chargée de diffusion
équipe de diffusion
Pascal Marquilly Auteur – Réalisation – Mise en scène – Montage
Sophie Boulanger Comédienne Elenore Lemattre Comédienne Carmelo Carpenito Comédien Charles Compagnie Comédien Léa Claessens Musicienne – Interprète Sébastien Egléme Musicien – Interprète Rodolphe Collange Musicien – Interprète Xavier Laurant Musicien – Interprète David Hazebroucq Musicien - ingé. son Benoît Hénon Assistant montage – Régie vidéo Cédric Lachasse Concepteur machine – Programmeur Olivier Tison Ingénieur son Sébastien Bausseron Création lumière Sylvain Laval Direction technique Smooz Régie générale
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production
Groupe anonyme / Cie les sangs cailloux
co-producteurs
L'Abattoir, Centre National des Arts de la Rue (Chalon sur Saône), Nicéphore Cité (Chalon sur Saône), Festival Instants Vidéo Numériques et Poétiques (Marseille).
financements
DRAC Nord-Pas de Calais, Région Nord-Pas de Calais, CRRAV (Centre Régional de Ressources Audiovisuelles), Ville de Lille.
avec le soutien de
Constance Prod (Chalon sur Saône), Danse à Lille (Roubaix), Himalaya (Paris), Ciné Images (Chalon sur Saône), Musée de la Photographie Nicéphore Nièpce, CHRU de Lille, Etablissement de communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD), LMCU (Lille Métropole Communauté Urbaine), Archives départementales du Nord, Centre Historique Minier de Lewarde, Le Manège.Mons/CECN (Mons, Belgique), Red Sugar (Chalon sur Saône).
téléchargement
fiche technique (pdf 196Ko)
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